Investir la ville : marges, limites et enjeux

 

Le samedi après-midi sera l’occasion de questionner notre expérience pratique de ré-appropriation de la friche de Malley à travers sa confrontation aux divers acteurs du terrain mais aussi par sa mise en perspective avec d’autres expériences suisses romandes.

Trois temps fort marqueront cette réflexion :

  • 14h00-15h00 : Balade-présentation « Investir la ville : expérience pratique » à la découverte des installations urbaines montées dans le cadre des JAU, avec notamment la présentation du projet Malley en tête, ainsi que la découverte du programme REPLAY, Animer la friche de Malley (SDOL)
  • 15h15-16h05 : Présentation de différentes associations suisse romandes oeuvrant pour la ré-appropriation  des espaces publiques et/ou temporairement vacants. Les stratégies de mises en oeuvre des différents projets seront abordées.
  • 16h05-16h50 : Table ronde. A travers les différentes structures invitées, nous aborderons la question de l’équilibre des intérêts entre intérêt personnel, intérêt des autorités et intérêt pour le public dans les démarche d’appropriation de l’espace. Grâce à cette transparence, nous partirons à la recherche de types de démarches permettant d’équilibrer ces trois pôles et de contribuer à explorer de nouveaux possibles pour la ville et le projet urbain au réel bénéfice de tous.
  • 17h00-17h30 : Débat à la table. Chaque association propose à la discussion une question qui remet en perspective leur pratique.

Avec la participation de :

Mme Tinetta Maystre, Municipale Urbanisme et Travaux, Renens


Horaire : samedi 9 septembre, 14h-17h30

Lieu : Balade > Itinérant, départ devant House 2 (La Galicienne) // Table ronde > Bâtiment du Scab, ch. de l’Usine-à-gaz 8


Associations/initiatives représentées :

Malley en tête

Les associations Ville-en-tête, Relief et Espace-Liens ont mis en place un projet pour expérimenter le vivre ensemble dans l’espace publique avec 150 élèves du collège de Prilly et des jeunes hébergés au foyer du Chablais (EVAM). Derrière cette initiative, il y a la volonté de questionner la place des jeunes dans l’espace public, et d’offrir une rencontre entre différentes représentations (artistique, architecturale, sociologique, psychomotrice, mais aussi culturelle) d’une appropriation des espaces urbains.

Animons-Bienne

Animons les espaces vides! est une initiative biennoise visant à favoriser l’utilisation temporaire d’espaces vacants.

Le texte d’initiative a pour but que les bâtiments et espaces situés sur le territoire communal, restant vacants plus de trois mois, soient annoncés aux autorités communales afin qu’une utilisation temporaire puisse être réglée contractuellement. Une telle utilisation temporaire devrait être destinée en priorité à des fins culturelles, sociales et non orientées sur la recherche d’un profit. Les autorités communales jouent un rôle d’intermédiaire entre les utilisateurs potentiels et les propriétaires fonciers. Les utilisateurs s’acquittent des charges accessoires et des frais administratifs. Sous réserve de la législation cantonale, un permis de démolition n’est octroyé par l’autorité compétente que lorsque la procédure d’annonce au sens de l’alinéa 1er est respectée.

Wunderkammer

Wunderkammer est un collectif qui s’intéresse à l’instant précédant la transformation d’un bâtiment et questionne la métamorphose urbaine. Dans ces lieux mis sous silence, Wunderkammer met temporairement à disposition d’intervenants choisis autant de plateformes d’expérimentations spatiales au sein desquelles peut s’ouvrir un dialogue entre intervenants et espace.

GIRAF

Le projet Mauvaise Herbe ?, initié par le GIRAF – Groupement interdisciplinaire pour une réflexion sur l’aménagement futur, l’association des étudiant-e-s du Master en développement territorial (UNIGE) – et mené durant une dizaine de jours à Genève au mois de juin 2017, proposait un laboratoire d’actions spontanées, pour tester, expérimenter, oser l’espace public sous toutes ses formes et sans but particulier.

Ouvrage collectif

Un groupe d’artistes réunis par TILT commence la construction sans plan prédéfini, avec du matériel récupéré. La suite est ouverte à tous; donner un coup de main, faire part de ses envies, de ses critiques, utiliser le lieu. La notion de collectif est à comprendre au sens large: il est augmenté de chaque personne qui participe à construire ou faire vivre ce lieu public. Celui qui vient discuter chaque jeudi l’habite à sa manière. L’ouvrage est autant matériel qu’immatériel. Début en juillet 2017.

Lieu: terrain de la Savonnerie, Renens. Deux maisons détruites (rue de l’Avenir 5 et 7) ont laissé un terrain vide au centre ville. Aucun plan d’aménagement n’a encore été déterminé pour le futur quartier. En attendant, la municipalité a accepté plusieurs demandes d’occupation temporaire: des jardins urbains, un fitness urbain et l’ouvrage collectif

 

 

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