Conférence Barcelone

by vendredi, 09 novembre 2018 / Catégorie :Conférences

Conférence : la Mairie de Barcelone, un exemple de mairie alternative en Espagne

 

Conférence donnée le dimanche 10 septembre 2017 à Lausanne, dans le cadre des Journées des alternatives urbaines 2017

 

Par David Bravo, architecte et activiste, membre de Barcelona en Comù (Barcelone en commun)

Organisation, animation et synthèse : Régis Niederoest (regisniederoest.com)

La synthèse se base essentiellement sur la conférence de David Bravo, avec l’ajout de quelques données et analyses historiques complémentaires.

 

Depuis 2015, des plateformes citoyennes, regroupant des citoyens et mouvements sociaux, naissent dans de nombreuses villes espagnoles et tentent d’accéder au pouvoir local pour agir de l’intérieur. Le 24 mai 2015, la plateforme citoyenne Barcelona en Comù (Barcelone en commun), créée un an plus tôt, gagne les élections municipales de Barcelone avec 25% des suffrages. La cheffe de file du mouvement, Ada Colau, auparavant leader d’une organisation de lutte contre les expulsions d’habitants, devient alors maire de Barcelone. A Madrid, le nouveau mouvement Ahora Madrid obtient 31.85% des voix aux élections municipales de mai 2015 et sa dirigeante, Manuela Carmena, est investie maire de Madrid. Barcelone et Madrid sont les deux exemples célèbres d’un phénomène qui touche bien d’autres villes, comme Valence, Saragosse, La Corogne et Pampelune. Pour comprendre l’émergence de ces mouvements sociaux et politiques, ainsi que leurs objectifs, nous avons invité David Bravo, membre de Barcelona en Comù, à venir nous présenter l’histoire et les objectifs de la plateforme citoyenne de Barcelone. C’était l’occasion de jeter un coup d’oeil hors de la Suisse, de voir l’histoire de l’Europe en train de se faire, et de découvrir les tentatives de ces plateformes en vue de transformer la politique locale, vers une politique urbaine partagée et plus démocratique.

 

 

Des mouvements face au pouvoir hérité de la dictature et de la transition démocratique

 

Pour comprendre l’émergence des plateformes citoyennes espagnoles, il faut comprendre l’histoire à la fois politique, économique et urbanistique de l’Espagne.

 

Sur le plan politique, il s’agit à la fois la volonté de mobiliser la société et de démocratiser les institutions. Après la mort de Franco en 1975 et la dictature qui a duré près de 40 ans, la transition démocratique s’est déroulée sans rupture violente, mais aussi sans changement profond des formes et institutions de pouvoir, ainsi que des personnels politiques ou publics. C’est le roi Juan Carlos, nommé par Franco pour lui succéder, qui a mené le processus de transition au sein duquel ont collaborés franquistes et démocrates. Des formes et des institutions de pouvoir héritées de la dictature ont alors subsisté. Des responsables et militants franquistes sont restés aux commandes ou à des postes de fonctionnaire. En outre, après la forte pression populaire pour la démocratisation, la transition politique a été contrôlée par un cercle d’acteurs restreint (suite au Pacte de la Moncloa en 1977) avec une démobilisation et une dépolitisation de la société.

 

Dès les années 1980, croissance économique par une urbanisation galopante et privatisée

 

Dès les années 1980, l’Espagne a aussi été marquée par son entrée dans l’Union Européenne en 1986 et par une très forte croissance économique. Après avoir été un pays sous dictature, pauvre et isolé, l’Espagne s’est ouverte et développée d’un coup. Euphorique, peu lucide, elle s’est vue riche et importante. L’ouverture du pays, dans un contexte de globalisation, a aussi amené un processus de désindustrialisation. Les villes qui étaient industrielles ont vu leurs usines fermer. On a alors investi dans l’espace public pour attirer des investisseurs, les touristes, et des grands événements comme l’exposition universelle ou les Jeux olympiques.

 

La construction, l’urbanisme et l’architecture ont eu un rôle central dans cette supposée croissance économique, jusqu’aux années 2000. De 2000 à 2008, l’Espagne a construit plus de logements que la France et l’Allemagne réunies. L’Espagne a construit tellement d’aéroports que maintenant le pays en compte davantage que l’Allemagne qui est plus peuplée. Le pays compte maintenant le double de kilomètres d’autoroutes par habitants de la France ou de l’Allemagne, le triple de l’Italie et cinq fois plus que le Royaume-Uni. On a construit toute la côte méditerranéenne. Les crédits étaient très accessibles, sans aucune condition, et le gouvernement a dépensé énormément pour inciter les gens à acheter et emprunter. Si on compte tout l’argent que l’Etat espagnol a offert en déductions fiscales pour que les gens achètent une maison, tout cet argent que l’Etat n’a pas reçu, l’Espagne est le pays européen qui a le plus investi dans le logement par habitant. Sauf que cet argent public a été investi dans des logements privés. De plus, les seuls logements publics construits, n’étaient pas locatifs mais destinés à la vente. Une nouvelle privatisation automatique. Avec moins de 1% de logements publics ou sociaux, tout le développement est privé. Malgré cette construction frénétique, de 1996 à 2006, le prix de l’immobilier avait augmenté de 180%, une augmentation très supérieure à celle des salaires.

 

 

Crise financière de 2008 : explosion de la bulle immobilière et expulsions massives

 

Dans ce contexte euphorique, peu lucide et de développement privé, le crash financier global de 2008 a eu un impact très dur. Il nous a ouvert les yeux, nous a montré que nous ne sommes pas si riches, que nos dettes privées et publiques sont très grandes. Nous nous sommes trouvés dans une situation d’urgence sociale et résidentielle très forte, avec plus de 500’000 évictions de familles dans le pays, des familles qui ont perdu leur logement en raison d’un système très injuste. En effet, la loi hypothécaire permet non seulement à la banque de reprendre la maison comme paiement de la dette, mais aussi de continuer à exiger le remboursement de la dette à l’emprunteur si le prix de la maison ne couvre pas l’entier de la dette, ce qui est le cas dans une telle situation de crise. En conséquence, quand la bulle immobilière a explosé, le prix des maisons achetées très cher est tombé au plus bas, beaucoup de familles ont perdu leur maison et ont dû continuer à payer leur dette à la banque. Alors qu’il existe trois millions de logements neufs en périphérie urbaine qui n’ont jamais été habités. Il existe des banlieues désertes, sans commerces et quasiment sans habitants, les « villes des rideaux baissés ». Actuellement, nous avons plein de gens sans maison, et plein de maisons sans gens. C’est de la folie. C’est l’urbanisme de ces années de folie.

 

Mais politiquement, le problème des expulsions semblait moins urgent que le maintien du secteur financier. Alors qu’il y avait ces 500’000 expulsions, nous avons dépensé 60 milliards d’euros pour sauver les banques qui ne pouvaient pas tomber, car « too big to fail ». Et il n’est pas prévu qu’elles rendent cet argent. De plus, pendant les vacances d’été 2010, les deux principaux partis nationaux ont décidé, sans passer devant le Parlement, que le paiement de la dette publique serait prioritaire sur les dépenses sociales, d’éducation, de santé, de logement, etc., alors que le chômage était déjà de 25% en moyenne et de 40% chez les jeunes (18-30 ans), alors que l’expulsion des jeunes vers l’étranger continuait.

 

L’essor des mouvements sociaux : le printemps des indignés « 15M » et la résistance aux expulsions

 

Trois ans après le début de la crise, le 15 mai 2011, est apparu le mouvement des indignés ou « 15M », à travers l’occupation des places publiques de nombreuses de villes espagnoles, avec des participants très divers, des jeunes et moins jeunes. C’était un printemps politique soudain et inattendu, un mouvement qui demandait une démocratie réelle, avec des mouvements peu connectés jusqu’alors, des mouvements pacifistes contre la guerre en Irak, des mouvements écologistes, des mouvements pour l’éducation. Ils se sont trouvés et se sont connectés sur ces places. Ils se sont dits, « on est beaucoup! ». Cela a duré quelques semaines, c’était très beau et cela a débouché sur un mouvement décidé à répondre aux injustices par la rue et par l’activisme, alors que les partis classiques ne faisaient rien, ne changeaient aucune loi.

 

Parmi les nouveaux mouvements sociaux, la Plateforme des victimes du crédit hypothécaire (Plataforma de Afectados por la Hipoteca ou PAH). Fondée en 2009 à Barcelone, elle est maintenant active dans toute l’Espagne. Un des visages les plus connus en est la fondatrice et porte-parole Ada Colau, qui est devenue ensuite fondatrice de Barcelona en Comù, puis maire de Barcelone depuis juin 2015. Le travail de PAH consistait notamment à occuper les agences bancaires pour demander d’arrêter l’éviction des familles. La PAH rassemble des activistes dotés d’une culture politique et des gens immigrés, très humbles et sans ressources, pour se défendre ensemble. Elle dit aux gens qu’ils ne sont pas eux le problème, que ce n’est pas la honte ce qui leur arrive, qu’ils ne sont pas des losers, mais que c’est une honte collective, que c’est dû à l’injustice de lois très mal faites. La PAH encourage des gens dans la même situation à se rassembler pour changer les choses, elle soutient ainsi des gens parfois au bord du suicide. La PAH est très bien organisée, très réactive pour se mobiliser et ne laisser personne seul lors d’une expulsion.

 

La PAH est aussi très présente à la télévision. On se souvient des images d’Ada Colau, assise dans une agence bancaire, avec la police qui la sort et la met dans une voiture de police, dans le rôle de la squatter et de la résistante passive. Mais ce n’était pas un show, c’était exemplaire et démocratique. Par ses méthodes, la PAH a évité beaucoup d’évictions et a forcé les banques à négocier avec les familles avant de les expulser. La PAH est souvent accusée d’être un rassemblement de squatters et de terroristes qui ne respectent pas les lois, mais elle a réussi à faire ce que les partis et même les syndicats n’ont pas réussi à faire: elle a changé le sens commun de la plupart de la population. Une partie très importante de la population a dit que ces gens là ont raison, que ce ne sont pas des radicaux et que leurs demandes (changer la loi hypothécaire, créer un parc de logements publics, et réformer la loi sur les loyers) sont réalistes.

 

 

De l’activisme aux institutions : les plateformes citoyennes

 

Après le « printemps des indignés » de mai 2011, tout le monde discutait politique. Même dans les bars, les débats politiques ont remplacé les traditionnelles discussions footballistiques. Beaucoup de gens se sont alors éduqués à la politique. Si le mouvement « 15M » avait quitté les places, les connexions et réseaux créés alors ont subsisté, les activistes ont continué à partager leurs méthodes, leurs informations, à se mobiliser et à travailler ensemble. Le nouveau parti Podemos, constitué au début 2014 dans cette mouvance et avec cette exigence d’une démocratisation de la politique, a créé la surprise lors des élections européennes de mai 2014, en arrivant en quatrième position et en récoltant plus de 1’200’000 suffrages.

 

En même temps que Podemos créait la surprise aux élections européennes, Ada Colau et les membres de la plateforme PAH ont décidé d’ouvrir une autre porte, de casser le toit de verre qui empêche de changer les choses, donc d’entrer dans les institutions politiques. Même si la PAH menait une grande bataille, avec beaucoup de soutien et des succès, aucune loi n’avait été changée. Plusieurs mouvements (féministes, écologistes, etc.) se sont alors alliés en juin 2014 pour créer la plateforme citoyenne Guanyem Barcelona  (devenue plus tard Barcelona en Comù) et rentrer à la mairie de Barcelone. L’objectif était alors de « construire une candidature de confiance », de proposer une « rébellion démocratique à Barcelone », de « se réapproprier les institutions et les mettre au service des personnes et du bien commun ». Cette décision a créé le scandale parmi les gouvernements et les partis officiels qui ont insulté ces « squatters » qui « ne savent pas comment gérer une institution ». Elle a aussi créé le scandale parmi beaucoup d’activistes qui ont très mal réagi et qui craignent que cette institutionnalisation ne soit une perte pour les mouvements sociaux.

 

Créée en juin 2014, un an avant les élections municipales de mai 2015, la plateforme citoyenne Guanyem Barcelona a donc travaillé à l’élaboration de son programme électoral, à la constitution d’une coalition politique locale. Elle a aussi inspiré la création d’autres plateformes citoyennes similaires dans des villes et villages d’Espagne, si bien que l’on a assisté à l’émergence d’un mouvement citoyen et municipaliste à l’échelle du pays.

 

Pour élaborer son programme électoral, Guanyem Barcelona a organisé des assemblées et groupes de travail thématiques sur les thèmes de l’urbanisme, de l’économie, de l’éducation, de la santé, etc., avec des dizaines de personnes qui se sont engagées pendant une année, de manière horizontale, sans instruction d’en haut, avec des gens peu doctrinaires. C’était une forme d’école pour tous. Ce travail réalisé sans argent a débouché sur la création d’un programme électoral. Pour moi qui ai participé au groupe de travail d’urbanisme, j’ai fait en quelque sorte trois masters d’un coup, car je me suis mélangé à des ingénieurs, des géographes, des architectes et des urbanistes.

 

En même temps qu’il élabore son programme, Guanyem Barcelona crée une coalition avec des partis de gauche alternatifs et écologistes (ICV, EUiA, Equo, Procés Constituent et Podemos). Cette coalition porte désormais le nom de Barcelona en Comù et sa cheffe de file, Ada Colau, annonce en février 2015 la candidature de la coalition aux élections municipales du mois de mai. Barcelona en Comù gagne les élections municipales avec 25% des voix et s’allie à des partis de gauche plus traditionnels (ERC, PSC, CUP) pour constituer une majorité municipale. Ada Colau est alors nommée maire de Barcelone le 13 juin 2015. En même temps, à Madrid, Manuela Carmena, de la plateforme citoyenne Ahora Madrid, parvient à former une coalition et devient maire de la capitale espagnole.

 

Des objectifs de Barcelona en Comù en matière d’urbanisme et de logement

 

Les objectifs de Barcelona en Comù sont, dans les grandes lignes, de lutter contre la corruption, de démocratiser la politique, de combattre les inégalités sociales et de réaliser la transition écologique. En matière d’urbanisme, l’objectif est d’en faire non pas un instrument d’abus de pouvoir ou de captation de richesses, mais un instrument pour combattre les inégalités, redistribuer les richesses et rechercher la durabilité écologique et économique.

 

Jusqu’à présent, à Barcelone, les architectes se sont très bien occupés de faire de l’embellissement d’espaces publics, avec des matériaux très nobles, avec des finitions luxueuses, avec du mobilier design, mais sans aucune politique de logement. Donc nous avons proposé qu’il n’y ait plus de mesure d’espace public sans que les voisins des places puissent continuer à habiter sur place pour profiter des rénovations. Nous avons aussi proposé de lutte contre la « centrifugation » qui comprend à la fois la lutte contre la gentrification des centres et contre l’étalement urbain, de privilégier les mixités sociales et fonctionnelles, de développer les « superblocks », la piétonnisation ainsi que la priorisation des transports publics en surface. Nous ne voulons plus construire des tunnels qui ne dérangent pas les voitures, mais garder les flux en surface et déranger/limiter les voitures dans les rues. Ces efforts sont nécessaires, car la ville compte 7000 voitures par km2 (Madrid 3000/km2 et Paris 1500/km2). Il s’agit aussi de produire du logement public ou social au centre plutôt que des ghettos en périphérie.

 

Deux autres approches ont aussi été oubliées par les urbanistes humanistes ou progressistes. D’une part, il faut conserver la mémoire des lieux et les recycler plutôt que faire tabula rasa. La ville du futur est déjà construite. Il faut donc jouer avec la complexité de l’héritage, donner de nouveaux sens à ce qui est déjà construit et recycler la ville qu’on a reçue pour la faire plus juste et plus durable. D’autre part, il faut intégrer la participation des habitants, prendre des décisions très complexes avec des gens qui ont des intérêts très différents, combattre le despotisme éclairé, la technocratie, et travailler avec ceux qui ont l’expérience des territoires qu’ils habitent.

 

Cette nouvelle politique urbaine est aussi une politique budgétaire saine. Si Barcelone est une mairie riche, la mairie de Madrid qui est très endettée a réduit la dette et a augmenté la dépense sociale, sous la direction de Ahora Madrid. Donc si l’on est des activistes et des jeunes, on peut gérer mieux que ceux qui dirigent pour des entreprises amies.

 

Objectif féminiser et rajeunir la politique

 

Un des nos objectifs est de féminiser la politique. Cela ne signifie pas seulement mettre des visages de femmes au lieu de visages d’hommes, cela veut dire revendiquer la dimension « reproductive », soins ou « care » de la société, et valoriser l’énergie qui est mise à soigner. Nous voulons une politique qui s’occupe des autres, qui n’est pas compétitive et ne pense pas seulement à l’ « économie ». En outre, dans une Espagne qui expulse les jeunes à l’étranger, nous voulons valoriser les jeunes, intégrer des jeunes de 30 ans avec moins d’expérience dans les institutions, et casser la gérontocratie qui régnait avec des gens assis depuis quarante ans aux places de pouvoir. Nous sommes fiers d’avoir la première femme à la mairie de Barcelone et que dans nos listes électorales, la plupart des candidats sont des femmes et des jeunes.

 

 

Construire le partenariat entre la collectivité publique et les mouvements sociaux/citoyens

 

L’un des objectifs de la plateforme citoyenne est donc de faire la politique autrement, de démocratiser la politique et de créer un partenariat entre la collectivité et la société civile. Depuis l’arrivée à la mairie, la relation est moins verticale, mais ce n’est pas la nuit et le jour. C’est un processus. Il faut prendre en compte que prendre la direction de la Mairie de Barcelone, c’est comme naviguer un paquebot au port, sans connaître forcément où se trouve la salle des machines ni comment la faire fonctionner. Il nous a fallu un an pour comprendre le fonctionnement du paquebot et comment le changer.

 

La collaboration entre l’institution et la société civile était difficile à mettre en place. Nombre de militants ont été engagés par la mairie pour mettre en oeuvre le programme, ils étaient alors occupés à comprendre la machine et ne répondaient pas à leurs anciens camarades. Mais il ne fallait pas demander que l’on nous écoute, il fallait continuer à s’organiser, il fallait agir. Toutefois, nous avons créé une chose révolutionnaire, la plateforme Decidim Barcelona (Décidons Barcelone) avec un programme méthodologique, des instruments numériques online et des assemblées en présentiel. Pour certaines décisions, il est maintenant obligatoire d’utiliser cet outil participatif.

 

Conclusion

 

Cette conférence donnée le 10 septembre 2017 n’a pas abordé le thème de l’indépendance de la Catalogne qui a fait l’actualité depuis. Elle démontre toutefois, que la plateforme citoyenne Barcelona en Comù s’inscrit dans un mouvement politique à l’échelle de l’Espagne (en est même un moteur) en faveur d’une démocratisation des politiques aux échelles nationale et locale. Les prochaines élections municipales en Espagne ont lieu en mai 2019. Quatre ans après leur arrivée au pouvoir local, plusieurs plateformes citoyennes doivent déjà démontrer leur bilan, et convaincre la population, comme les mouvements sociaux locaux, de continuer cette démarche de démocratisation de la politique à travers les institutions.

 

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